Trop choquant. Ortografe, il y a fort à parier, ne s'écrira jamais comme ça.
Pourquoi?
Nous sommes entourés de trop d'écrits. Comme jamais nous n'en avons été entourés.
Et il y a la francophonie sur chaque continent.
Nous entretenons un rapport à notre langue trop "maternel". Et "tordu" aussi: quand France Télévision a cru tenir UN concept audiovisuel inédit avec la dictée mythifiée par les "Dicos d'or", il a bien fallu se rendre à l'évidence... Il n'y a que les francophones que ça émoustille! Rendez-vous compte, le français qui écrit sa langue natale sans faute est sacré champion avec tous les honneurs!
Tout français, donc, fait des fautes (pas des erreurs), a des procédures d'évitement sur ses lacunes, et tout français méprise qui en fait plus que lui. Cette folle orthographe a pourtant déjà été modifiée de manière plus ou moins maîtrisée…
En tout cas ce serait dommage de ne pas réformer pensent les spécialistes de la langue.
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Simple, clair, concrêt, humain et ô combien utile cet article publié sur le site du Monde. Il traite du devoir de tolérance et d'exemplarité de l'école de la République.
Résumé: L'inspection Académique d'Ille et Vilaine s'était associée à la réalisation d'un Dessin Animé traitant d'un amour particulier entre deux poissons. Le sujet: lutter contre l'homophobie. Mme Boutin s'exprime, Le ministre emboîte le pas, l'Inspection fait marche arrière.
Le BO (Bulletin Officiel des textes de lois, circulaires et décrets régissant l'éducation nationale) n'est pourtant pas réputé pour sa permissivité (!).
Ou le ministre le trouve trop licencieux ou il ne le connaît pas.
Ou encore la peur et l'hinibition envahissent la société de toute part... La peur de la pandémie vous a convaincu? Celle de l'islam vous a mis la puce à l'oreille? Maintenant on protège vos enfants d'un autre danger... Lequel au fait?
Lisez cet article sur le site du Monde: http://www.lemonde.fr/opinions/article/2010/02/13/parler-d-homosexualite-des-l-ecole-maternelle-une-necessite-par-gael-pasquier_1305164_3232.html
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article de l'Expresso (site d'enseignants)
La Cour des comptes épingle les inspecteurs de l'académie de Paris
La République perd une pantoufle. Publié le 9 février, le rapport de la Cour des comptes sur les inspecteurs de l'académie de Paris enterre officiellement une sinécure qui récompensait les amis politiques. Les profs pourraient payer les pots cassés.
Que l'on ne se trompe pas : les inspecteurs de l'académie de Paris ne sont ni les IEN , ni les IPR de cette académie. Il s'agit d'un corps spécifique, créé sous l'Empire, dont les membres sont nommés par décret en conseil des ministres.
Une sinécure. "Les inspecteurs de l’académie de Paris présentent la particularité d’être directement nommés par un décret du président de la République, sans avoir au préalable passé de concours de recrutement et sans même que soit requis l’avis consultatif d’une commission. Ces nominations ne sont assujetties à aucune condition : n’importe quelle personne peut être nommée dans ces fonctions" rappelle le rapport de la Cour des comptes. Elle énumère les cursus des nominés : chef de cabinet d'un récent ministre, conseillers ministériels ou présidentiels, ancien élu en mal de mandat... Tous se sont retrouvés par la grâce du Prince inspecteur de l'académie de Paris. En l'absence de tout statut, le ministre décidait ensuite de la paye de chacun, en moyenne semble-t-il aux alentours de 4 500 euros mensuels nets.
Un métier de tout repos. Il est vrai que, à l'image de ce chef de cabinet, certains travaillent beaucoup, même si le travail n'a rien à voir avec l'éducation nationale. Totalement déchargés de missions académiques, sans bureau, les inspecteurs ont des occupations variées. Dans son style inimitable, la Cour constate "qu’une proportion de l’ordre d’un tiers des inspecteurs de l’académie de Paris n’avait qu’une activité faiblement identifiée au sein des structures auxquelles ils étaient rattachés, qu’il s’agisse du rectorat de Paris, de l’IGEN, ou d’autres administrations". Certains ont même protesté de leur ennui… D'autres cumulent ce salaire avec une activité privée ou publique rémunérée. "Loin d’enrichir les travaux menés au sein ou en dehors de l’académie de Paris", note le rapport, "les nominations de certains inspecteurs leur ont surtout permis de percevoir des revenus supplémentaires tout en conservant leur activité antérieure, ou bien d’obtenir une garantie de revenus en consacrant une part notable de leur temps, et parfois même largement prédominante, à des occupations d’ordre privé ou politique".
Bientôt dans votre classe ? L'intérêt de la Cour s'est porté sur ce corps après que sa disparition ait été décidée. Le ministre de l'éducation nationale a promis de ne plus en nommer et tous réfléchissent à leur disparition. Le gouvernement semble avoir trouvé la solution. Un décret publié le 28 octobre 2009, permet de devenir IPR en 45 minutes, au terme d'un simple oral. On peut donc craindre de voir arriver bientôt dans les classes des IPR n'ayant aucune connaissance de l'enseignement. "Certains inspecteurs n’ont ni les compétences professionnelles, ni l’expérience indispensables pour remplir certaines des missions qui sont dévolues aux IA-IPR, notamment en ce qui concerne l’évaluation du travail pédagogique des enseignants au sein des classes" note la Cour des comptes. Pour elle "il sera indispensable de prendre toutes les mesures nécessaires pour que la suppression des inspecteurs de l’académie de Paris ne se traduise pas par la régularisation purement formelle de pratiques contestables". C'est-à-dire pour que ces inspecteurs inspectent vraiment... jusque chez vous.
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LES CM2 en janvier, les CE1 en mai, depuis deux ans ces évaluations nationales soulèvent un tollé.
Les enseignants auraient peur des évaluations?
Penser cela serait oublier que les évaluations nationales au primaire n'ont pas débuté en 2008.
Il y a même eu avant_ pendant 20 ans _ une pratique, une expérience, voire une maîtrise internationalement reconnue. Pourquoi les avoir ignorées? Du passé faisons table rase? Etait-ce vraiment judicieux?
Nathalie Mons, spécialiste des politiques d'éducation, maître de conférences à l'université de Grenoble-II, chercheuse associée à Sciences Po Paris, analyse ces évaluations.
Un article du journal Le Monde du 21 janvier 2010
Evaluations de CM2 : "C'est la première fois que l'on observe un tel vent de révolte"
Propos recueillis par Luc Cédelle
Article paru dans l'édition du 21.01.10
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Une classe unique est une école à une classe.
Elle regroupe une vingtaine d'élèves dans tous les cours de l'élémentaire (de la grande section au CM2). Inutile de dire que si cette structure a son charme et ses qualités, elle est d'un exercice particulier où la solitude de l'enseignant peut peser... Voici ce qu'écrit une collègue dont c'est le quotidien
Monsieur Le Président,
Merci de lire ce message,
Un p'tit bonheur sur une page,
Une douceur... pour l'Education Nationale.
Je le confie à la toile,
La grande toile du progrès,
Afin qu'il tisse les voiles...
De la solidarité,
Et qu'il rayonne aux ondes...
De l'humanité.
Je suis Professeur des Écoles
Dans un petit village de l'Eure,
Trois cents âmes y demeurent,
Et vingt-six élèves à l'école..
Une classe, dite « unique »,
Mais cinq cours, dits multiples...
Dans cette école une chance,
Un p'tit morceau de bonheur,
Qui s'écrit avec ces trois lettres :
Employée de la Vie Scolaire...
Pour l'Education Nationale,
Un p'tit bonheur, c'est pas banal,
Un léger baume sur le coeur
De cette Grande Dame
Un peu... bancale !
Notre bonheur, c'est Géraldine,
En silence elle participe
A la guérison d'la Grande Dame...
Elle est... une Valeur Ajoutée
HUMAINE rentabilité,
Et c'est du bonheur... assuré !
Dès le matin, elle s'active,
C'est sur le net qu'elle s'incline
Les courriers, les notes de service,
Toutes les infos de l'inspectrice,
Et celles de l'Académie....
Mes mots notés au brouillon,
Les compte-rendus de réunion,
Tapés, imprimés, photocopiés,
Enveloppés, adressés, timbrés,
Prêts à être distribués...
Encadrés, les derniers dessins des CP,
Affichés, sinon... à quoi bon dessiner ?
Un CM vient montrer son texte sur le musée,
Elle l'aide à le recopier, à taper sur le clavier...
Afin de ne pas gêner, le travail commencé,
Un autre enfant vient finir avec elle l'exercice,
Elle explique et décortique, redonne de l'énergie...
Rangée la bibliothèque,
Notés les livres prêtés,
Elle prépare la maquette,
La une du journal scolaire...
Ah! Notre petit journal
« Magique », ils l'ont appelé
Quel travail de fourmi,
J'y passerai......des nuits ?
Sonne la récréation, une mi-temps pour souffler,
Elle me rejoint, souriante, à la main nos deux cafés,
Quelques chaudes gorgées, entre... deux conflits à régler,
Des solutions à trouver, des mots à reformuler,
Une écorchure à soigner, une blessure à consoler...
Et puis... c'est reparti !
Sur les chemins de la connaissance,
Vaincre ainsi sans cesse l'ignorance,
Avec labeur, effort, sérieux,
S'ouvrir l'esprit, être curieux.
Ne pas oublier l'insouciance,
De tous ces êtres en enfance,
La bonne blague !... On la mettra dans le journal,
Les bons gags, et les rires, c'est vital !
Dans les pots
Les peintures sont bien préparées,
Quatre enfants sur un chevalet,
Deux à l'ordi pour recopier,
Les autres en dessin sur papier,
...Sans elle, jamais...
Ce ne serait si bien géré.
Le soir, coup de fil...
C'est Géraldine,
A sa voix, je perçois,
Une blessure qui abîme...
Ecoute, me dit-elle... c'est à pleurer !
Du « Pôle Emploi » j'ai reçu... un imprimé,
Dans quelques semaines, c'est marqué,
Votre contrat est terminé...
Ils me demandent ce que j'ai fait,
Pour trouver un futur emploi..
Sa voix se fêle... "J'ai..un emploi! »
Ils me demandent ce que j'ai fait,
pour me former, pour m'insérer,
Sa voix se gèle.... puis accélère: « Je... suis formée,
depuis trois ans, j'me sens utile, insérée et c'est varié,
pas bien payé, mais... j'veux rester ! »
Sa voix s'étrangle... c'est à pleurer...
Ils me demandent mes compétences
C'que j'ai acquis, que vais-je répondre ?
Il y a l'espace... d'UNE LIGNE
UNE LIGNE.... mais tu te rends compte !
J'ai honte, honte... il aurait fallu UNE PAGE
Au moins UNE PAGE pour répondre,
J'ai honte, honte... pour notre Grande Dame
Pour ceux qui l'ont créée, l'ont fait évoluer,
Qui a tant appris aux enfants,
Qui a tant encore à leur apprendre..
Et Géraldine ???
On n' lui dira même pas MERCI
Bien sûr, pas de parachute doré,
Et même pas d'indemnité
Ils lui précisent... Oh!..comme ils disent
D'étudier ses droits... pour... le R.M.I.
Elle a raison... c'est à pleurer...
Alors qu'on demande chaque jour,
A nos élèves de dire « Bonjour »
De dire « Au revoir » et.... « Merci »
De s' respecter, d'être poli
Comme vous dites, Monsieur Sarkozy...
Que vais-je dire, à la p'tite fille,
Qui l'aut're jour, près de moi, s'est assise,
Et, tout fièrement, m'a dit :
« Tu sais, Maîtresse, moi, quand j'serai grande,
J'irai au collège, comme mon grand frère,
J'irai au lycée, j'passerai mon bac,
Et je ferai... comme Géraldine! »
Je sursaute... Mon coeur se serre...C'est à pleurer.
C.Picavet
Professeur des écoles
à l'école des Livres Magiques
Saint-Grégoire du Vièvre (Eure)
Rédigé à 19:18 | Lien permanent | Commentaires (0)
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Beaucoup d'hommes politiques au pouvoir quand ils se heurtent à l'impopularité disent cette phrase
"Nous allons faire de la pédagogie..."
Confusion entre la communication, la persuasion et la pédagogie qui n'ont pourtant rien à voir...
Et bizarrement, aux profs qui ne doivent ni convaincre ni persuader mais enseigner,
on supprimerait la science de la pédagogie...
Suffit-il de savoir pour transmettre?
La chronique de Claude Lelièvre, historien de l'éducation et chroniqueur à France Culture, Mediapart... nous rappelle qu'on a déjà répondu à cette question il y a longtemps!
Rédigé à 21:50 | Lien permanent | Commentaires (0)
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Un refrain souvent entendu qu'il s'agisse de la météo ou de l'école, et personne ne soutiendra qu'il ne faut pas réformer ni pour l'une qui se réchauffe ni pour l'autre qui doit s'adapter à un société bouleversée à chaque nouvelle génération... Mais dans quel sens?
Paradoxe, les détracteurs de l'école française contemporaine prônent souvent une direction opposée aux têtes de classement!
Premier pays dans les classements internationaux sur l'école, l'exemple finlandais...
Rédigé à 00:08 | Lien permanent | Commentaires (0)
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Bernard Fripiat est un universitaire belge, comédien, auteur de théâtre. Il est connu pour ses séminaires de remise à niveau d'orthographe dans les entreprises et ses ouvrages de "coaching" dans cette discipline...
Cet érudit de l'orthographe (disciple du fameux Grévisse qui, quand il avait un doute, regardait dans LE Grévisse, le manuel de référence qu'il avait lui-même écrit...) milite pour une simplification et dénonce le snobisme franco-français à toujours complexifier la langue pour mieux mépriser celui qui n'a pas acquis toutes ses subtilités.
D'autant qu'il le fait sur un ton, et avec un accent, tout à fait sympathique...
Rédigé à 00:04 | Lien permanent | Commentaires (0)
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L'avis d'une maman femme de lettres sur l'enseignement de l'analyse de la langue...
MARIE DESPLECHIN
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